Catégorie : Terrebonne

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Terrebonne

Terrebonne constitue la dixième ville en importance au Québec. Depuis les fusions de 2001, alors qu’y ont été intégrées les anciennes municipalités de La Plaine et Lachenaie, la ville s’étend sur un large territoire avec de nombreuses zones habitées entrecoupées de zones agricoles ou industrielles. Quelles sont les meilleurs quartiers pour y fonder une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleurs et des pires quartiers de Terrebonne pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Terrebonne peut constituer un meilleur endroit qu’une zone verte dans d’autres secteurs plus défavorisés.

Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de regarder la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

En regardant la carte, on remarque une distribution assez équitable des quartiers plus avantagés et désavantagés. Bien qu’on remarque certains secteurs clairement avantagés (dans le nord-est de l’ancienne ville de La Plaine, par exemple) ou d’autres clairement désavantagés (au centre-ville, à l’est de la rue Masson), les autres secteurs sont assez diversifiés, alors que des quartiers moyennement avantagés côtoient des quartiers moyennement désavantagés.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Terrebonne. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

LES CINQ MEILLEURS QUARTIERS

Contrairement à une ville comme Sainte-Thérèse, où les meilleurs quartiers sont presque tous situés dans le même secteur, les meilleurs quartiers de Terrebonne sont situés dans plusieurs secteurs différents.

  1. Le quartier 119 (délimité par les rues Saint-André, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Joseph, du Pont, Chapleau, la rivière des Mille Îles et la rue Saint-François-Xavier) constitue un quartier tout à fait exceptionnel à plusieurs points de vue. Bien qu’il serait toujours plus avantageux pour quiconque désire s’installer dans un quartier de considérer les quartiers adjacents, et que les quartiers voisins du 119 ne sont pas nécessairement les meilleurs, les statistiques du 119 sont plus qu’intéressantes. Malgré une faible proportion d’enfants, on doit noter qu’il n’y a pas de famille monoparentale, qu’il y a une excellente homogénéité sociale, que les logements sont en excellent état, que 0% des ménages dépensent plus de 30% pour se loger, que seulement 10% de la population adulte a le diplôme d’études secondaires (DES) comme plus haut diplôme obtenu, que le taux de chômage au moment du recensement était de 0% et qu’un spectaculaire 50% des travailleurs fait son trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.
  2. Le quartier 90 (délimité par les rues de Grondines, Duroches, des Ardennes, Robert, des Artisans, Germain et Dollard des Ormeaux) constitue un quartier de choix pour élever des enfants. Une personne sur cinq y a moins de quinze ans, seulement 1% des ménages se situe dans le décile inférieur des revenus et 79% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 2 (délimité par le boulevard Laurier, le chemin Gauthier, la limite municipale de Sainte-Anne-des-Plaines et la limite municipale de Sainte-Sophie) constitue un excellent quartier plus rural avec beaucoup d’enfants (20% de la population) et une très grande stabilité, alors que plus de quatre ménages sur cinq y habitent depuis plus de cinq ans. On y dénote cependant un plus grand stress financier alors que 24% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement.
  4. Le quartier 170 (délimité grosso modo par la montée Dumais, le boulevard des Rives, la rue de l’Île de Mai, la rue de l’Île des Lys, la rue Florent et la rivière Mascouche) constitue un quartier très intéressant, avec 28% de la population ayant moins de quinze ans, 70% des adultes en couples mariés ou d’union libre et 80% des résidents n’ayant pas déménagé depuis cinq ans. Ce quartier se situerait probablement plus haut dans le classement si son homogénéité sociale y était plus intéressante ; seulement 86% de la population a le français comme langue maternelle.
  5. Le quartier 89 (délimité par les rues Paquin, Lorraine, Chiasson, Birch, de Beaurivage, de Deauville, de Ristigouche et Durocher) est limitrophe du quartier 90 et jouit sensiblement des mêmes avantages. Le chômage y est quasi-inexistant, les logements sont en excellent état et près d’un travailleur sur quatre se déplace en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

LES CINQ PIRES SECTEURS

Rappelons encore une fois que la notion du « pire » est relative, c’est-à-dire qu’un quartier étant considéré comme étant le pire de Terrebonne pourrait néanmoins constituer un meilleur quartier que d’autres endroits dans d’autres villes. Il s’agit simplement des pires quartiers à Terrebonne et en comparaison des meilleurs.

  1. Le quartier 116 (situé sur l’île Saint-Jean et délimité par les rues Thomas Lapointe, François-Paquin, le boulevard J. S. Archambault et la rue Marier) constitue le pire quartier de Terrebonne pour élever une famille. Avec près d’un tiers des familles qui sont monoparentales, un tiers des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 7% des travailleurs dont le trajet entre leur domicile et leur lieu de travail prend moins de quinze minutes, ce quartier n’est vraiment pas optimal pour y avoir des enfants. Ce n’est donc pas une surprise de constater que seulement 31% des citoyens n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  2. Le quartier 141 (délimité par les rues Saint-Germain, Piché, John F. Kennedy, le boulevard des Seigneurs, la rue Arthur Sanscartier, et la rue Paul VI) constitue un quartier où les ménages ont un grand stress financier, alors que 31% de ceux-ci dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. En outre, le taux de chômage au moment du recensement y atteignait 19%.
  3. Le quartier 127 (délimité par le boulevard  de Terrebonne et les rues Saint-Louis, Gagnon et Langlois) constitue le paradis de la famille monoparentale, avec 63% des familles qui sont dans cette situation ! De plus, 35% des ménages sont dans le décile inférieur des revenus.
  4. Le quartier 13 (délimité par les rues du Hêtre, de la Fléole, Stéphane, de l’Herbe bleue, de la Jonquille, du Faucon et de l’Hortensias) constitue le quartier le moins avantageux du secteur La Plaine pour élever des enfants. Il y a 38% de familles monoparentales, et seulement 83% de la population a le français comme langue maternelle. De plus, 23% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et un famélique 4% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en moins de 15 minutes.
  5. Le quartier 37 (délimité par les rues de Bruyères, du Bocage, des Balsamines, Philippe-Chartrand, le boulevard Laurier, la rue Guillemette, la montée Major et la rue de la Berge) constitue le cinquième pire quartier de Terrebonne pour élever une famille, avec, comme pour le quartier précédent, 38% de familles monoparentales. Il y a également 27% des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 6% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

en conclusion

Terrebonne offre plusieurs secteurs intéressants pour élever une famille. Les quartiers avantagés et désavantagés sont généralement éparpillés sur le territoire, sauf quelques exceptions. En choisissant un quartier avantagé au centre d’un secteur comprenant d’autres quartiers du même genre, on peut mettre toutes les chances de son côté pour élever une famille dans les meilleurs conditions possibles.