Catégorie : Région de Montréal

Les villes les plus sécuritaires de la région de Montréal

Quand on décide de s’installer dans une ville ou un quartier, que ce soit pour y fonder une famille ou simplement pour y travailler, il est toujours intéressant d’en savoir davantage sur sa nouvelle ville ou son nouveau quartier. Un des critères importants, surtout si on désire y avoir des enfants, est le taux de criminalité. Qui aurait envie de vivre dans un endroit où le crime est élevé ? Et quelles sont les villes les plus sécuritaires de la région de Montréal ? La réponse ici.

Sur la carte ci-bas (qu’on peut cliquer pour agrandir), sont indiquées en vert les villes les plus sécuritaires de la région métropolitaine de recensement de Montréal et en rouge celles où il y a le plus de crime. Notons qu’il n’est malheureusement pas possible d’obtenir des données précises pour chaque ville, individuellement. Les municipalités sont regroupées selon l’organisation policière dont elles dépendent. Ainsi, il est possible qu’une ville au sein d’une organisation policière ait moins de crime que sa voisine ; par exemple, Boucherville subit possiblement une criminalité moindre que Longueuil, mais puisqu’elle est sous la responsabilité de la police de Longueuil, les données entre les deux villes sont combinées. Idem pour certaines des villes sur l’île de Montréal.



Du premier coup d’œil, on constate la supériorité des villes de banlieues sur la ville-centre. Plusieurs des villes faisant partie des meilleurs endroits où élever une famille sont également des endroits où la criminalité y est beaucoup plus basse. À l’opposé, la criminalité est beaucoup plus élevée à Montréal, mais également à Saint-Jérôme et dans le canton de Gore.

Les données ont été calculées en établissant une moyenne de trois ans (2015 à 2017) à partir de l’indice de gravité des crimes violents et de l’indice de gravité des crimes sans violence de Statistique Canada. Le premier indice considère, comme son nom l’indique, tous les crimes impliquant de la violence, incluant les menaces, le harcèlement criminel et la séquestration. Le second indice concerne les crimes contre les biens, les délits de la route, les infractions relatives aux drogues et toutes les infractions à des lois fédérales.

Statistique Canada définit l’indice de gravité de la criminalité ainsi :

L’Indice de gravité de la criminalité (IGC) mesure les variations dans le niveau de gravité de la criminalité au Canada d’une année à l’autre. On attribue à tous les crimes un poids fondé sur leur gravité. Le niveau de gravité est fondé sur les peines actuellement prononcées par les tribunaux dans l’ensemble des provinces et des territoires. Les crimes plus graves ont des poids plus élevés, et les crimes moins graves, des poids moins élevés. Par conséquent, les infractions plus graves ont un effet plus marqué sur les variations de l’Indice. L’IGCDP est établi sur la base 2006=100. Les poids de l’IGC sont mis à jour à l’aide des données de l’Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle (ISAC) tous les cinq ans.

Les données complètes sont disponibles dans le tableau ci-bas (qu’il est possible de cliquer) :



Les endroits sécuritaires

  1. Repentigny et Charlemagne. Les villes de Repentigny et Charlemagne constituent les grandes gagnantes. Ce sont les endroits où la criminalité y est la plus faible dans toute la région de Montréal.
  2. Hudson, Vaudreuil-Dorion, Saint-Lazare, L’Île-Cadieux, Vaudreuil-sur-le-Lac, L’Île-Perrot, Terrasse-Vaudreuil, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Pincourt, Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac, Les Coteaux et Saint-Zotique. Ces villes, situées au sud-ouest de Montréal et qui sont sous la responsabilité de la Sûreté du Québec dans le secteur Vaudreuil-Soulanges, sont les deuxièmes plus sécuritaires de la région de Montréal.
  3. Verchères, Varennes, Saint-Amable, Sainte-Julie, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Beloeil, Carignan, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Richelieu, McMasterville, Chambly et Saint-Mathias-sur-Richelieu. Ces villes, sous la responsabilité de la Régie Intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, constituent le troisième endroit le plus sécuritaire de la région de Montréal.

les endroits plus criminels

  1. Gore. Étrangement (ou non), c’est dans le canton de Gore, à l’extrême nord-ouest de la région de Montréal, que se trouve la pire criminalité de la région de Montréal. Ce canton, sous la responsabilité de la Sûreté du Québec d’Argenteuil.
  2. L’Île de Montréal. Sans surprise, l’île de Montréal arrive au second rang des pires endroits criminels de la région de Montréal. Bien que la proportion de crimes non-violents y soit moins élevée que dans une ville comme Saint-Jérôme, par exemple, on y trouve beaucoup plus de crimes violents. Notons qu’il s’agit de statistiques globales pour l’ensemble du Service de Police de la ville de Montréal et que certaines des villes de l’île subissent possiblement moins de criminalité.
  3. Saint-Jérôme. Sans surprise, encore une fois, la ville de Saint-Jérôme se situe au troisième rang des pires villes de la région de Montréal quant à la criminalité.

À chacun de faire le bon choix !

Les meilleures villes où élever une famille dans la région de Montréal

La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal compte près de 4 millions d’habitants et est déterminée en fonction des habitudes de navettage de ses habitants. Il s’agit de la deuxième RMR la plus populeuse au Canada. Sur un si vaste territoire, quelles sont les meilleures villes où élever une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleures et des pires villes de la RMR de Montréal pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Par exemple, Montréal est en rouge parce que d’un point de vue global il s’agit comparativement d’un endroit moins intéressant pour élever des enfants, mais certains quartiers de Montréal sont sûrement supérieurs à d’autres quartiers dans d’autres villes. La moyenne de chaque ville est considérée.



Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quinze ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici (en adaptant l’analyse par quartiers à celle des villes).

Ce qui frappe le plus en regardant cette garde, c’est à quel point les zones sont bien délimitées. On pourrait diviser la RMR de Montréal en trois sections distinctes par rapport aux endroits où élever une famille :

  1. La rive-sud de Montréal. À l’exception de deux ou trois villes, il s’agit d’un secteur très favorisé pour élever une famille.
  2. L’île de Montréal. À l’exception de deux ou trois villes, il s’agit d’un secteur très défavorisé pour élever une famille.
  3. La rive-nord de Montréal. Sauf quelques exceptions plus favorables ou défavorables, il s’agit d’un secteur relativement neutre.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque ville de la RMR de Montréal. On peut agrandir le tableau en le cliquant.



LES CINQ MEILLEURES VILLES de la région de montréal

Sans surprise, les cinq meilleures villes de la région de Montréal pour élever une famille sont toutes situées sur la rive-sud de Montréal (incluant l’ouest de la Montérégie).

  1. Saint-Isidore. Avec un habitant sur cinq ayant moins de quinze ans, 99% de la population ayant le français comme langue d’usage, seulement 4% des ménages dans le décile inférieur de revenus et plus de 34% des travailleurs faisant leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes (le meilleur résultat de la région de Montréal), cette municipalité constitue le lieu idéal, dans la région de Montréal, pour élever des enfants.
  2. Saint-Mathieu-de-Beloeil. Avec près de 70% de la population de quinze ans et plus en couple (le meilleur résultat de la région de Montréal), seulement 9% de familles monoparentales, seulement 3% des ménages dans le décile inférieur des revenus et un taux de chômage au moment du recensement de seulement 4%, cette ville constitue le deuxième meilleur choix de la région de Montréal pour y élever une famille.
  3. Vaudreuil-sur-le-Lac. Avec un peu moins d’un habitant sur cinq ayant moins de quinze ans, 69% de couples mariés, seulement 10% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et un impressionnant 84% des habitants n’ayant pas déménagé depuis cinq ans (le meilleur résultat de la région de Montréal), Vaudreuil-sur-le-Lac constitue un choix plus qu’intéressant pour élever une famille en Montérégie ouest.
  4. Sainte-Julie. Avec 19% des habitants qui ont moins de quinze ans, seulement 2% des ménages qui ont un revenu dans le décile inférieur (le meilleur résultat de la région de Montréal) et trois ménages sur quatre n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, cette ville est un lieu de prédilection pour fonder une famille.
  5. Saint-Basile-le-Grand. Avec 22% de ses habitants qui ont moins de quinze ans et des statistiques comparables à Saint-Julie, cette ville se situe au cinquième rang des meilleures municipalités de la région de Montréal pour élever des enfants.

LES CINQ PIRES VILLES de la région de montréal

Encore une fois, pas de surprise : les cinq pires villes pour élever des enfants sont toutes situées sur l’île de Montréal.

  1. Côte-Saint-Luc. Avec seulement 16% de la population ayant le français comme langue d’usage, 55% de la population étant née au pays (le pire résultat de la région de Montréal), 37% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et seulement 16% des travailleurs faisant leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes, cette ville constitue le pire endroit de la région de Montréal pour y élever des enfants.
  2. Montréal. Bien qu’il y a des quartiers probablement très acceptables pour élever des enfants à Montréal, en moyenne, la ville-centre de la région constitue le deuxième pire endroit pour élever des enfants. On y trouve seulement 48% de couples, 50% des habitants n’ont pas le français comme langue maternelle, seulement 66% de la population est née au pays, 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et seulement 55% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans. Encore une fois, Montréal constitue une ville très inégale, mais dans son ensemble, il s’agit d’un endroit bien peu favorable pour y élever une famille.
  3. Montréal-Est. Le paradis des familles… monoparentales, avec 31% de la population de plus de quinze ans (de loin le résultat le plus élevé de la région de Montréal), et, sans surprise, seulement 43% de couples (encore une fois, le pire résultat de la région) et près de 12% des logements nécessitant des réparations majeures. Ajoutons le fait que 23% de la population de plus de quinze ans a un diplôme d’études secondaires (DES) comme plus haut diplôme obtenu, et on a une ville vraiment peu intéressante pour y fonder une famille.
  4. Sainte-Anne-de-Bellevue. Avec seulement 12% d’enfants, 31% de la population ayant le français comme langue d’usage, 11% des ménages dans le décile inférieur des revenus et 25% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, cette ville de l’ouest de l’île de Montréal n’offre guère des conditions intéressantes pour élever une famille.
  5. Dollard-Des Ormeaux. Avec seulement 14% de la population ayant le français comme langue d’usage, 60% de la population étant née au pays, plus d’un ménage sur cinq dépensant plus de 30% de ses revenus en frais de logement et 25% des habitants de plus de quinze ans ayant un DES comme plus haut diplôme obtenu, ce n’est guère un milieu très favorable pour y élever des enfants.

RIVE-SUD

Les cinq meilleures villes sur la rive-sud ont déjà été indiquées puisqu’elles sont également les meilleures de la région de Montréal.

Les cinq pires villes sur la rive-sud sont :

  1. L’Île-Perrot ;
  2. Brossard ;
  3. Longueuil ;
  4. Châteauguay ;
  5. Hudson.

îLE DE MONTRÉAL

Les cinq « meilleures » villes (on aurait envie d’écrire : « les moins pires ») sur l’île de Montréal sont :

  1. Senneville ;
  2. Beaconsfield ;
  3. Kirkland ;
  4. Baie-D’Urfé ;
  5. Montréal-Ouest.

Les cinq pires villes sur l’île de Montréal ont déjà été indiquées puisqu’elles sont également les pires de toute la région.

RIVE-NORD

Les cinq meilleures villes de la rive-nord de Montréal sont :

  1. Saint-Joseph-du-Lac ;
  2. Sainte-Marthe-sur-le-Lac ;
  3. Oka ;
  4. Rosemère ;
  5. Lorraine.

Les cinq pires villes de la rive-nord de Montréal sont :

  1. Sainte-Thérèse ;
  2. Gore ;
  3. Saint-Jérôme ;
  4. Bois-des-Filion ;
  5. Charlemagne.

EN CONCLUSION

Le meilleur endroit pour élever des enfants, d’une manière générale, se situe sur la rive-sud de Montréal. Encore une fois, il importe de rappeler que des villes qui offrent des conditions plus négatives peuvent avoir des quartiers plus favorables (Sainte-Thérèse constitue un bon exemple, alors que la ville dans son ensemble a des statistiques très mauvaises mais que certains quartiers sont tout de même plus intéressants) et qu’à l’inverse des villes offrant des conditions plus favorables peuvent avoir des quartiers moins intéressant.

Dans tous les cas, il est possible d’utiliser ces données afin de mettre toutes les chances de son côté et d’offrir les meilleures conditions possibles à ses enfants.