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Les meilleurs quartiers où élever une famille à Boucherville

La ville de Boucherville, sur la rive-sud de Montréal, se situe au septième rang des meilleures ville de la région de Montréal où élever une famille. D’une manière générale, il s’agit donc d’un excellent endroit où avoir des enfants. Pourtant, y a-t-il de meilleurs et de moins bons quartiers au sein de la ville pour assurer les meilleures chances à sa progéniture ? La réponse ici !

La carte ci-dessous (qu’il est possible de cliquer pour agrandir) est compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016). Elle fait état des meilleurs et des pires quartiers de Boucherville pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Boucherville, par exemple, est possiblement supérieure à une zone jaune dans une ville comme Montréal, par exemple, qui arrive à l’avant-dernier rang des meilleures villes de la région. Tout est relatif !Les meilleurs et les pires quartiers de Boucherville où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.



Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de considérer la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

La première chose qui frappe en regardant ce graphique, c’est la répartition des zones plus avantagées et plus désavantagées. Un peu à l’image de Repentigny, et sauf quelques exceptions, les zones rouges et les zones vertes se croisent relativement souvent, ce qui démontre une belle mixité sociale entre les quartiers. Malgré quelques secteurs clairement en meilleure position que d’autres, la ville est loin d’être aussi divisée qu’une ville comme Sainte-Thérèse, par exemple, où les zones peuvent presque être découpés au couteau.

Malgré cela, on observe que le secteur Les Explorateurs (délimité par la route 132, la rue de Montbrun, le boulevard de Mortagne et le boulevard de Montarville) est le grand gagnant, avec nombre de quartiers qui obtiennent les meilleurs résultats.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Boucherville. On peut agrandir le tableau en le cliquant.



Contrairement à une ville comme Boisbriand, par exemple, dont la cote Z des résultats varie de + 0.48 à -0.73, on remarque une plus grande inégalité des résultats à Boucherville, (cote Z allant de +0.82 à -1.25), ce qui signifie que les quartiers avantagés sont relativement plus avantagés et inversement pour les quartiers désavantagés.

LES TROIS MEILLEURS QUARTIERS

  1. Le quartier 61 (délimité par la rue de Monbrun jusqu’à l’extrémité de la rue Arthur-Dumouchel, les rues Arthur-Dumouchel, des Vikings, Étienne Brûlé, Duluth, Cook, Jacques Cartier, Amundsen, de la Richardière et Jacques Rousseau) constitue le meilleur quartier de Boucherville pour y élever des enfants. Juxtaposant l’école primaire des Découvreurs et accueillant à la fois le parc de Mortagne et le parc Arthur-Dumouchel, on est guère surpris de découvrir que 26% de sa population est composée d’enfants. En outre, 75% des adultes sont en couple et il y a seulement 6% de familles monoparentales. La cohésion sociale y est très acceptable également, avec 96% de la population ayant le français comme langue d’usage. Côté financier, c’est quasi-impeccable : seulement 1% des ménages dans le décile inférieur, 0% des logements nécessitant des réparations majeures, 0% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement, 0% de taux de chômage. Pour l’enracinement local, encore une fois c’est très bien : 31% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes. Ce quartier est vraiment très avantageux à presque tous les points de vue. Un des meilleurs quartiers qui a pu être observé dans plusieurs des villes qui ont déjà été analysées. Champion !
  2. Le quartier 8 (délimité par les rues Étienne-Marchand, Ivanhoë-Caron, Louis-J. Lafortune, A.-Fauteux et Claude-Dauzat) constitue le deuxième meilleur quartier de Boucherville pour y élever une famille. Même si les statistiques ne sont pas aussi impressionnantes que pour le quartier 61, elles sont très intéressantes : seulement 7% de familles monoparentales, 98% de la population ayant le français comme langue d’usage, seulement 1% des ménages dans le décile inférieur des revenus et un très bon 22% des travailleurs qui font leur trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à vélo.
  3. Le quartier 64 (délimité par les rues de Balboa, de Roberval, Louis-Hennepin, le boulevard de Mortagne et la rue Charcot) est situé dans le même secteurs que le quartier 61 et jouit donc des mêmes avantages précédemment mentionnés. C’est près de 0% des ménages qui sont le décile inférieur des revenus, 0% également des logements nécessitant des réparations majeures. Finalement, ce quartier est d’une stabilité très impressionnante : 87% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans !

les trois pires quartiers

Comme spécifié précédemment, les meilleurs et les pires quartiers sont considérés de manière comparative, c’est-à-dire que le pire quartier d’une ville très avantageuse, comme Boucherville, peut tout de même constituer un meilleur endroit qu’un quartier ordinaire dans une ville très désavantagée.

  1. Le quartier 31 (délimité par le boulevard de Montarville, les rue de Brion, de Jumonville, Hélène-Boullé et Samuel-de-Champlain) constitue le pire quartier de Boucherville. Avec seulement 38% de couples mariés, 12% des ménages dans le décile inférieur des revenus, 28% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger et  un adulte sur quatre dont le diplôme d’études secondaires (DES) constitue le plus haut diplôme obtenu, il s’agit d’un quartier peu propice, en comparaison des autres, pour élever une famille.
  2. Le quartier 32 (délimité par les rues Hélène-Boullé, de Jumonville, de Brouage, Louis-Hébert et Samuel-de-Champlain) est limitrophe du quartier 31 et n’est guère beaucoup plus avantageux. On y trouve seulement 9% d’enfants, 38% des familles sont monoparentales, 28% de la population adulte a le DES comme plus haut diplôme et seulement 49% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 19 (délimité par le boulevard de Montarville, les rues D’Avaugour, Joseph-Huet, Jean-Désy, Pierre-Larrivé, De La Salle et le boulevard de Mortagne) constitue le troisième pire quartier de Boucherville. Avec 30% des familles qui sont monoparentales, seulement 86% des citoyens ayant le français comme langue maternelle et 10% des ménages dans le décile inférieur des revenus, il s’agit d’un quartier moins intéressant, quoique beaucoup moins pire que les quartiers 31 et 32.

en conclusion

Boucherville constitue, dans son ensemble, une ville très intéressante pour y élever une famille. Même le troisième pire quartier de la ville (le 19) a des statistiques qui seraient considérées comme acceptables dans d’autres villes. Si on fait exception du secteur entre l’intersection Samuel-de-Champlain / De Montarville et le parc de la Broquerie (quartiers 31 et 32), la plupart des autres secteurs offrent des conditions avantageuses pour les enfants.