Où vivent les familles monoparentales à Repentigny ?

La ville de Repentigny se situe dans la moyenne des meilleures villes de la région de Montréal pour élever des enfants et parmi les meilleures quant à la faible criminalité. Plusieurs de ses quartiers offrent des conditions très avantageuses pour fonder une famille. Qu’en est-il des familles monoparentales ? Quels sont les quartiers à privilégier si on veut offrir les meilleures chances à ses enfants d’éviter d’avoir trop de camarades issus de telles familles ? La réponse ici.

Voici, ci-bas, une carte qu’il est possible de cliquer pour agrandir et qui fait état des endroits où il y a le plus de familles monoparentales (en rouge) et ceux où il y en a le moins (en vert).



On remarque, en observant cette carte, que les pires secteurs sont principalement localisés dans trois zones : dans l’ouest du secteur Le Gardeur, au nord de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur, et, surtout, dans le quadrilatère formé des boulevards Industriel, Iberville, Brien et de l’autoroute 40.

Les meilleurs secteurs, à l’inverse, sont presque tous situés le long de la rivière L’Assomption du côté du secteur Repentigny.

Quand vient le temps de choisir un quartier où élever une famille, il y a plusieurs facteurs à considérer, et celui de la proportion de familles monoparentales n’est pas à négliger. Les études sont unanimes quant au fait que la monoparentalité constitue un facteur de risque pour un enfant.

Ziol-Guest, Duncan et Kalil (2015) font état d’une plus faible scolarité pour les enfants ayant grandi dans un contexte de famille monoparentale. S’appuyant sur des travaux ayant déjà démontré le même phénomène, ils font état d’une aggravation du phénomène depuis qu’ont été publiées les premières recherches sur le sujet.

Usakli (2013) démontre que les enfants étant élevés dans un contexte de monoparentalité sont plus agressifs, plus soumis et moins assertifs que les enfants étant élevés par leurs deux parents.

Sauvola et al. (2000) font état de l’augmentation du risque de suicide pour les jeunes adultes de sexe masculin ayant été élevés dans un contexte monoparental.

Weitoft et al. (2003) arrivent sensiblement à la même conclusion : le fait de grandir avec un seul parent comporte des risques importants pour la santé de l’enfant. Même en ajustant les données en fonction notamment des conditions socioéconomiques, les auteurs font état d’une augmentation marquée des risques de problèmes psychiatriques, de tentatives de suicide, de problèmes reliés à l’alcool et aux drogues pour les enfants ayant été élevés par un seul parent.

Il ne s’agit là que d’un bref aperçu des nombreuses études faisant état des conséquences négatives de la monoparentalité sur les enfants qui la subissent.

Il y a bien sûr des exceptions, mais ce n’est pas parce qu’une jolie fleur peut occasionnellement pousser dans une fissure du béton qu’un jardinier expérimenté utiliserait le béton pour autant dans ses plate-bandes. Un secteur avec une forte proportion d’enfants issus de familles monoparentales offre des conditions moins avantageuses et augmente les risques de comportements non-souhaités.

Voici les résultats détaillés, pour chaque secteur. À titre de référence, la proportion de couples mariés a été ajoutée. Il est possible de cliquer sur les sous-titre pour classer les données.

SecteursCouples mariésFamilles monoparentales
157%17%
253%11%
332%26%
435%26%
545%14%
642%25%
742%15%
855%9%
950%21%
1043%24%
1147%17%
1248%14%
1353%11%
1440%40%
1526%38%
1638%23%
1753%15%
1846%14%
1951%11%
2040%26%
2167%11%
2246%19%
2356%11%
2452%19%
2538%24%
2653%18%
2748%21%
2854%18%
2956%16%
3048%18%
3155%14%
3258%19%
3350%16%
3459%18%
3547%19%
3656%7%
3761%10%
3858%12%
3955%5%
4061%11%
4160%7%
4250%15%
4365%8%
4457%10%
4558%11%
4656%7%
4757%7%
4854%9%
4947%15%
5066%10%
5158%12%
5255%11%
5358%6%
5467%8%
5558%13%
5657%17%
5760%7%
5859%13%
5956%13%
6035%35%
6167%8%
6252%17%
6357%10%
6452%13%
6552%16%
6652%17%
6742%21%
6846%18%
6939%30%
7059%19%
7152%12%
7246%19%
7348%21%
7472%6%
7539%26%
7650%13%
7754%11%
7862%14%
7971%8%
8058%13%
8146%18%
8250%19%
8340%30%
8450%13%
8555%14%
8663%7%
8745%31%
8833%30%
8937%33%
9030%40%
9122%48%
9241%36%
9333%33%
9440%25%
9552%13%
9650%14%
9750%18%
9858%15%
9953%21%
10065%10%
10170%9%
10257%17%
10357%13%
10455%13%
10551%16%
10661%12%
10757%11%
10857%11%
10941%22%
11036%24%
11144%32%
11238%38%
11329%33%
11444%20%
11542%24%
11656%11%
11752%20%
11855%14%
11957%13%
12057%14%
12154%13%
12248%17%
12351%15%
12454%8%
12554%20%
12658%12%
12748%16%
12841%21%
12954%19%
13049%16%
13153%13%
13242%16%
13337%26%
13452%14%
13558%16%
13650%22%
13755%13%

Comme on le constate, les trois meilleurs secteurs sont le 39, 53 et 74, qui offrent respectivement un taux de monoparentalité de seulement 5% et 6%. À l’inverse, les secteurs 91, 14 et 90 ont des données catastrophiques, alors que jusqu’à 48% des familles sont en condition de monoparentalité.

Il n’est pas toujours évident, quand on visite une propriété qu’on considère acheter, de se faire une idée précise de la composition démographique du quartier. En utilisant ces statistiques et toutes les autres disponibles sur tonquartier.ca, il devient possible de faire un choix plus avantageux et d’offrir un quartier de choix à ses enfants.

Et un tel quartier, lorsqu’on veut mettre toutes les chances de son côté, a nécessairement une proportion de familles monoparentales plus faibles.

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