Les meilleurs quartiers où élever une famille à Blainville

La ville de Blainville se présente comme une ville de choix pour y élever une famille. Très près de Montréal, elle offre tous les avantages de la banlieue sans les inconvénients de la ville. Y a-t-il, pourtant, des quartiers plus favorables — ou défavorables — pour y élever des enfants ? C’est la réponse qui est donnée dans cet article.

Voici les résultats ci-bas (il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un secteur est en vert, meilleures sont les conditions pour y élever une famille. À l’inverse, le rouge constitue un signal comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Il est cependant très important de noter qu’il s’agit d’une échelle comparative, c’est-à-dire que le pire secteur de Blainville, en rouge foncé, peut être supérieur à d’autres quartiers dans d’autres villes. Le fait d’habiter dans un secteur en orange ou en rouge ne signifie donc pas qu’il s’agit d’un mauvais endroit où élever des enfants ; il s’agit simplement d’un endroit inférieur en comparaison à d’autres endroits à Blainville.

Notez également que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Malheureusement, dans une ville en forte croissance démographique comme Blainville, les aires de diffusion (qui datent du recensement de 2011) n’arrivent pas toujours à suivre cette croissance, ce qui crée des débalancements entre les secteurs.


Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

On peut déjà remarquer que contrairement à la ville voisine de Sainte-Thérèse, les quartiers plus avantagés et désavantagés sont mieux répartis. Il n’y a pas, à Blainville, de larges secteurs où tout est en vert, à l’image du Haut-Sainte-Thérèse, ou de larges secteurs tout en rouge comme le Bas-Sainte-Thérèse. On peut néanmoins remarquer certaines tendances :

  1. Tout le secteur entre la voie ferrée, Côte-Saint-Louis, Sainte-Thérèse est Seigneurie est clairement désavantagé ;
  2. La plus grande partie des quartiers longeant le boulevard Curé-Labelle sont désavantagés ;
  3. Les quartiers longeant le boulevard Céloron sont généralement avantagés ;
  4. Le secteur Fontainebleau, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, est assez hétéroclite, avec des quartiers vraiment fantastiques et d’autres qui le sont moins.

Voici les résultats détaillés, avec les statistiques par thème, pour chaque quartier. Il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir.

LES 5 MEILLEURS QUARTIERS

Les cinq meilleurs quartiers sont situés dans trois secteurs distincts.

  1. Le quartier 13 (délimité par la rue de Fontenelle, jusqu’à de Joliette, et par la limite de la ville de Sainte-Thérèse) constitue le grand gagnant. Ses statistiques sont tout simplement excellentes : 21% d’enfants, 98% de la population ayant le français comme langue d’usage, aucun ménage ne dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement, taux de chômage de 0% et un travailleurs sur cinq va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  2. Le quartier 12 (délimité par la rue de la Renaissance jusqu’au bout de Bruchési et Martin, puis d’Asbestos jusqu’à Batiscan, Joutel, de Fontenelle, de Matane et de Gatineau) est limitrophe du quartier 13 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse. On peut notamment noter qu’il y a seulement 9% de familles monoparentales et 15% de la population de 15 à 64 ans dont le plus haut diplôme est le diplôme d’études secondaires (DES).
  3. Le quartier 52 (délimité par les rues Alfred Pellan, Sarah Garth, Maurice-Cullen, la 104e avenue, la rue Jean-Marc-Dansro et la rue André Pierron) arrive au troisième rang, avec une homogénéité sociale très importante et un très grand enracinement local, notamment avec plus de 85% de sa population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans.
  4. Le quartier 54 (délimité par la voie ferrée, la 92e avenue, la rue Maurice-Cullen et la 101e avenue) est situé presque à côté du quartier 52 et il constitue le paradis des jeunes enfants, alors que 26% de la population y est âgée de moins de 15 ans ! Il s’agit également d’un quartier où les habitations sont en très bon état (0% des logements nécessitant des réparations majeures).
  5. Le quartier 63 (délimité par les rues de Grand’Maison, de Tracy, de Langloiserie et de Maricourt) arrive au cinquième rang des meilleurs quartiers où élever une famille, avec des statistiques comparables à celles des quatre autres meilleurs quartiers. Il est intéressant de noter que ce quartier se situe au centre d’un secteur très favorable alors que les quartiers 62 et 64, qui sont situés juste à côté, arrivent respectueusement au 6e et au 8e rang.

les 5 pires quartiers

Encore une fois, il est important de le rappeler, il s’agit des pires quartiers en comparaison des autres quartiers de Blainville. Il serait possible, et même probable, que certains des pires quartiers de Blainville se comparent avantageusement à d’autres quartiers mieux notés dans d’autres villes. Par exemple, en regardant rapidement, on peut noter que les caractéristiques des quartiers « rouges » de Blainville semblent se comparer aux quartiers « jaunes » de Saint-Jérôme. Tout est relatif !

  1. Le quartier 39 (délimité par le boulevard Curé-Labelle jusqu’à la hauteur de la 73e avenue, la rue Alain et la 76e avenue) constitue le pire secteur de Blainville pour élever une famille. Plus d’un ménage sur quatre se situe dans le décile inférieur des revenus et plus d’un ménage sur quatre dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. En plus, le taux de famille monoparentale atteint 55% !
  2. Le quartier 41 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 87e avenue, la rue Arthur-Buies, la 85e avenue, la rue Vianney, la rue Sébastien, la rue Richard, la rue des Geais Bleus et la 89e avenue) est très près du quartier 39 et n’a guère une composition plus intéressante pour y élever une famille : 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et 43% de la population de 15 à 64 ans dont le DES constitue le plus haut diplôme. En outre, seulement un maigre 44% des habitants n’a pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 30 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, le boulevard de la Seigneurie, l’autoroute 15, les rues Ernest-Bourque et Marie-Chapleau, la rue Camil, la 54e avenue, la rue Viateur-Raymond et la 53e avenue) constitue un quartier moins francophone (contacts moins évidents entre les enfants), avec seulement 89% de la population ayant le français comme langue maternelle, et 13% de la population n’est pas née au pays. En outre, seulement 3% de la population va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  4. Le quartier 23 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 20e avenue, la rue Montcalm, la rue Frontenac et la 27e avenue) est un quartier avec beaucoup moins d’enfants (seulement 12%, ce qui est très peu… pour Blainville) et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Il s’agit également du deuxième quartier le plus pauvre de Blainville (après le quartier 39) si on se fit à la proportion des ménages dans le décile inférieur des revenus, avec 11%.
  5. Le quartier 28 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 46e avenue, la limite de la ville de Sainte-Thérèse, le boulevard Jacques-Saint-André, la rue des Jonquilles et le boulevard des Fleurs) constitue un quartier plus stable, mais avec un taux de chômage élevé au moment du recensement (11%) et une forte proportion de la population ne parlant pas le français (seulement 85% de population de langue maternelle française). En outre, seulement 6% des travailleurs vont travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.

MENTION SPÉCIALE

Il faut parfois faire attention aux apparences. Par exemple, on peut être surpris de voir que le quartier 6 se situe en si mauvaise position. De l’extérieur, il y a beaucoup de belles maisons et de rues tranquilles. Mais dans les faits, en moyenne, un spectaculaire 53% des ménages y dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. Cela veut dire qu’à long terme, les réparations aux maisons risquent d’être négligées et qu’il y a une chance d’appauvrissement. On y trouve également une proportion assez élevé d’adultes dont le DES constitue le plus haut diplôme atteint (38%) et une forte proportion de locuteurs non-francophones.

En conclusion…

Blainville constitue une ville assez homogène où les quartiers de divers compositions se mêlent aux autres, un peu à l’image d’une ville comme Repentigny (et à l’inverse d’une ville comme Saint-Jérôme, où il y a une coupure plus claire entre les différents secteurs). La ville dans son ensemble a des statistiques très intéressantes pour y élever une famille et il est possible d’y trouver des quartiers où toutes les caractéristiques sont présentes pour mettre toutes les chances de son côté pour offrir une belle enfance à sa progéniture : beaucoup d’amis, une culture et une langue communes, un quartier bien entretenu et propre, et l’exemple de camarades dont les parents ont une certaine ambition dans la vie.

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