Mois : avril 2019

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Blainville

La ville de Blainville se présente comme une ville de choix pour y élever une famille. Très près de Montréal, elle offre tous les avantages de la banlieue sans les inconvénients de la ville. Y a-t-il, pourtant, des quartiers plus favorables — ou défavorables — pour y élever des enfants ? C’est la réponse qui est donnée dans cet article.

Voici les résultats ci-bas (il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un secteur est en vert, meilleures sont les conditions pour y élever une famille. À l’inverse, le rouge constitue un signal comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Il est cependant très important de noter qu’il s’agit d’une échelle comparative, c’est-à-dire que le pire secteur de Blainville, en rouge foncé, peut être supérieur à d’autres quartiers dans d’autres villes. Le fait d’habiter dans un secteur en orange ou en rouge ne signifie donc pas qu’il s’agit d’un mauvais endroit où élever des enfants ; il s’agit simplement d’un endroit inférieur en comparaison à d’autres endroits à Blainville.

Notez également que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Malheureusement, dans une ville en forte croissance démographique comme Blainville, les aires de diffusion (qui datent du recensement de 2011) n’arrivent pas toujours à suivre cette croissance, ce qui crée des débalancements entre les secteurs.


Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

On peut déjà remarquer que contrairement à la ville voisine de Sainte-Thérèse, les quartiers plus avantagés et désavantagés sont mieux répartis. Il n’y a pas, à Blainville, de larges secteurs où tout est en vert, à l’image du Haut-Sainte-Thérèse, ou de larges secteurs tout en rouge comme le Bas-Sainte-Thérèse. On peut néanmoins remarquer certaines tendances :

  1. Tout le secteur entre la voie ferrée, Côte-Saint-Louis, Sainte-Thérèse est Seigneurie est clairement désavantagé ;
  2. La plus grande partie des quartiers longeant le boulevard Curé-Labelle sont désavantagés ;
  3. Les quartiers longeant le boulevard Céloron sont généralement avantagés ;
  4. Le secteur Fontainebleau, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, est assez hétéroclite, avec des quartiers vraiment fantastiques et d’autres qui le sont moins.

Voici les résultats détaillés, avec les statistiques par thème, pour chaque quartier. Il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir.

LES 5 MEILLEURS QUARTIERS

Les cinq meilleurs quartiers sont situés dans trois secteurs distincts.

  1. Le quartier 13 (délimité par la rue de Fontenelle, jusqu’à de Joliette, et par la limite de la ville de Sainte-Thérèse) constitue le grand gagnant. Ses statistiques sont tout simplement excellentes : 21% d’enfants, 98% de la population ayant le français comme langue d’usage, aucun ménage ne dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement, taux de chômage de 0% et un travailleurs sur cinq va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  2. Le quartier 12 (délimité par la rue de la Renaissance jusqu’au bout de Bruchési et Martin, puis d’Asbestos jusqu’à Batiscan, Joutel, de Fontenelle, de Matane et de Gatineau) est limitrophe du quartier 13 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse. On peut notamment noter qu’il y a seulement 9% de familles monoparentales et 15% de la population de 15 à 64 ans dont le plus haut diplôme est le diplôme d’études secondaires (DES).
  3. Le quartier 52 (délimité par les rues Alfred Pellan, Sarah Garth, Maurice-Cullen, la 104e avenue, la rue Jean-Marc-Dansro et la rue André Pierron) arrive au troisième rang, avec une homogénéité sociale très importante et un très grand enracinement local, notamment avec plus de 85% de sa population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans.
  4. Le quartier 54 (délimité par la voie ferrée, la 92e avenue, la rue Maurice-Cullen et la 101e avenue) est situé presque à côté du quartier 52 et il constitue le paradis des jeunes enfants, alors que 26% de la population y est âgée de moins de 15 ans ! Il s’agit également d’un quartier où les habitations sont en très bon état (0% des logements nécessitant des réparations majeures).
  5. Le quartier 63 (délimité par les rues de Grand’Maison, de Tracy, de Langloiserie et de Maricourt) arrive au cinquième rang des meilleurs quartiers où élever une famille, avec des statistiques comparables à celles des quatre autres meilleurs quartiers. Il est intéressant de noter que ce quartier se situe au centre d’un secteur très favorable alors que les quartiers 62 et 64, qui sont situés juste à côté, arrivent respectueusement au 6e et au 8e rang.

les 5 pires quartiers

Encore une fois, il est important de le rappeler, il s’agit des pires quartiers en comparaison des autres quartiers de Blainville. Il serait possible, et même probable, que certains des pires quartiers de Blainville se comparent avantageusement à d’autres quartiers mieux notés dans d’autres villes. Par exemple, en regardant rapidement, on peut noter que les caractéristiques des quartiers « rouges » de Blainville semblent se comparer aux quartiers « jaunes » de Saint-Jérôme. Tout est relatif !

  1. Le quartier 39 (délimité par le boulevard Curé-Labelle jusqu’à la hauteur de la 73e avenue, la rue Alain et la 76e avenue) constitue le pire secteur de Blainville pour élever une famille. Plus d’un ménage sur quatre se situe dans le décile inférieur des revenus et plus d’un ménage sur quatre dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. En plus, le taux de famille monoparentale atteint 55% !
  2. Le quartier 41 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 87e avenue, la rue Arthur-Buies, la 85e avenue, la rue Vianney, la rue Sébastien, la rue Richard, la rue des Geais Bleus et la 89e avenue) est très près du quartier 39 et n’a guère une composition plus intéressante pour y élever une famille : 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et 43% de la population de 15 à 64 ans dont le DES constitue le plus haut diplôme. En outre, seulement un maigre 44% des habitants n’a pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 30 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, le boulevard de la Seigneurie, l’autoroute 15, les rues Ernest-Bourque et Marie-Chapleau, la rue Camil, la 54e avenue, la rue Viateur-Raymond et la 53e avenue) constitue un quartier moins francophone (contacts moins évidents entre les enfants), avec seulement 89% de la population ayant le français comme langue maternelle, et 13% de la population n’est pas née au pays. En outre, seulement 3% de la population va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  4. Le quartier 23 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 20e avenue, la rue Montcalm, la rue Frontenac et la 27e avenue) est un quartier avec beaucoup moins d’enfants (seulement 12%, ce qui est très peu… pour Blainville) et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Il s’agit également du deuxième quartier le plus pauvre de Blainville (après le quartier 39) si on se fit à la proportion des ménages dans le décile inférieur des revenus, avec 11%.
  5. Le quartier 28 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 46e avenue, la limite de la ville de Sainte-Thérèse, le boulevard Jacques-Saint-André, la rue des Jonquilles et le boulevard des Fleurs) constitue un quartier plus stable, mais avec un taux de chômage élevé au moment du recensement (11%) et une forte proportion de la population ne parlant pas le français (seulement 85% de population de langue maternelle française). En outre, seulement 6% des travailleurs vont travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.

MENTION SPÉCIALE

Il faut parfois faire attention aux apparences. Par exemple, on peut être surpris de voir que le quartier 6 se situe en si mauvaise position. De l’extérieur, il y a beaucoup de belles maisons et de rues tranquilles. Mais dans les faits, en moyenne, un spectaculaire 53% des ménages y dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. Cela veut dire qu’à long terme, les réparations aux maisons risquent d’être négligées et qu’il y a une chance d’appauvrissement. On y trouve également une proportion assez élevé d’adultes dont le DES constitue le plus haut diplôme atteint (38%) et une forte proportion de locuteurs non-francophones.

En conclusion…

Blainville constitue une ville assez homogène où les quartiers de divers compositions se mêlent aux autres, un peu à l’image d’une ville comme Repentigny (et à l’inverse d’une ville comme Saint-Jérôme, où il y a une coupure plus claire entre les différents secteurs). La ville dans son ensemble a des statistiques très intéressantes pour y élever une famille et il est possible d’y trouver des quartiers où toutes les caractéristiques sont présentes pour mettre toutes les chances de son côté pour offrir une belle enfance à sa progéniture : beaucoup d’amis, une culture et une langue communes, un quartier bien entretenu et propre, et l’exemple de camarades dont les parents ont une certaine ambition dans la vie.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Repentigny

La ville de Repentigny constitue la 13e ville en importance du Québec, avec une population dépassant 85 000 individus. Issue de la fusion avec la ville de Le Gardeur, en 2002, la nouvelle ville est composée de 137 différentes aires de diffusion, la plus petite unité géographique de recensement de Statistique Canada. J’ai analysé et comparé chacune de ces unités selon plusieurs facteurs pour déterminer quels sont les meilleurs quartiers où élever une famille.

Voici les résultats, ci-bas (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un quartier est imprimé en vert, meilleures sont les conditions pour y élever des enfants. À l’inverse, le rouge constitue un avertissement comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Notez que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quinze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Homogénéité sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion d’immigrants, la proportion de minorités visibles) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

Contrairement à des villes comme Saint-Jérôme ou Sainte-Thérèse, on constate, en regardant la carte, que les secteurs sont beaucoup mieux répartis, c’est-à-dire que sauf quelques exceptions, il y a du vert et du rouge un peu partout. À l’inverse de Saint-Jérôme, par exemple, où quatre villes inégales avaient été fusionnées en une seule, l’ancienne ville de Le Gardeur offre elle-même une certaine diversité dans ses quartiers.

Malgré cette pluralité quant à la composition des quartiers, où des aires de diffusion plus favorables aux familles côtoient d’autres qui le sont moins, on peut néanmoins remarquer quelques secteurs qui se démarquent.

  1. Meilleur secteur. Le secteur longeant la rivière L’Assomption, à l’intérieur du quadrilatère incluant le boulevard industriel et l’autoroute 40, est particulièrement favorable y établir une famille.
  2. Pires secteurs. Le secteur situé dans le quadrilatère composé des boulevards Industriel, Iberville, Brien et de l’autoroute 4o est, au contraire, tout à fait défavorable pour élever des enfants. Idem pour celui entre Iberville et le fleuve, jusqu’à Brien.

Voici, ci-bas, le tableau complet avec chaque facteur, de même que le classement de chaque quartier (on peut cliquer pour agrandir l’image).

Les 5 meilleurs quartiers

Quatre des cinq meilleurs quartiers sont situés dans le meilleur secteur, tel que déterminé plus haut.

  1. Le quartier 47 (délimité par les rues Papineau, de Providence, Pascal, Paradis et le boulevard de l’Assomption) constitue le grand gagnant. Avec près d’un citoyen sur cinq ayant moins de 15 ans et près de trois adultes sur quatre qui sont en couple, il s’agit d’un quartier familial de choix. Le taux de chômage y était également de 0% au moment du recensement.
  2. Le quartier 46 (délimité par les rues Préfontaine, Prieur, Primeau, Provençale, Papineau, le boulevard de l’Assomption, et la rue de Percé) est limitrophe du quartier 47 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse.
  3. Le quartier 50 (délimité par le boulevard Brien, les rues Marquis, Marceau, Larivée et les boulevards de la Rochelle et de l’Assomption) a une population plus faible d’enfants et de couples (9% et 53%), mais cela est compensé par un très fort enracinement local (94% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans) et près d’un travailleur sur quatre va travailler en transport en commun, à pied ou à vélo. Le taux de chômage y était également à 0% au moment du recensement.
  4. Le quartier 2 (délimité par la rue Saint-Paul, le chemin de la Presqu’île et les villes de Terrebonne et Mascouche) est situé en milieu plus rural et a donc une proportion beaucoup plus faible de travailleurs n’utilisant par leur voiture pour aller travailler. Par contre, il jouit d’une homogénéité sociale très intéressante, avec 98% de sa population ayant le français comme langue d’usage ou étant née au pays.
  5. Le quartier 48 (délimité par les rues Paradis, Pascal, de Providence, Marquis, le boulevard Brien et le boulevard de l’Assomption) se place en excellente position avec son 21% de sa population ayant moins de 15 ans et son 74% de la population étant constitué de couples mariés ou en union libre.

les pires quartiers

Les cinq pires quartiers sont dans les deux pires secteurs identifiés plus haut.

  1. Le quartier 60 (délimité par Notre-Dame-des-Champs, Notre-Dame et la rivière L’Assomption) constitue le pire quartier de Repentigny pour élever une famille. Même s’il y a 16% d’enfants, on y trouve 35% de familles monoparentales et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Le taux de chômage y était également, au moment du recensement, de près de 14%. Près de 23% des ménages se retrouvent dans le décile inférieur des revenus.
  2. Le quartier 92 (délimité par les rues Laroche, Laurendeau, Landreville et Leclerc) n’est guère beaucoup mieux, avec 31% de ses ménages qui dépensent plus de 30% de ses revenus pour se loger et seulement 36% de couples mariés ou en union libre. En outre, il y a une plus forte population immigrante.
  3. Le quartier 69 (délimité par les rues Rupert, Tracy, Guy, Lévesque, Notre-Dame, Jean-Talon et le boulevard Iberville) constitue un des quartiers où la population a le plus de difficulté à payer son loyer ; plus de 44% de ses ménages y dépense plus de 30% de leurs revenus ! Avec 18% des ménages dans le décile inférieur des revenus, il s’agit d’un quartier très pauvre.
  4. Le quartier 67 (délimité par les rues Jean-Talon, Notre-Dame, du Bord-de-l’eau, Maricourt, Pierre-Rivière, Bonaventure et le boulevard Iberville) est situé exactement au sud du quartier 69 et a sensiblement la même signature, si ce n’est qu’il y a davantage d’immigrants et que la population y est légèrement plus stable (54% n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, contre 42% pour le quartier 69).
  5. Le quartier 90 (délimité par les boulevards Industriel, Iberville, les rues Laroche, Leclerc, Louvain, Lafontaine, Le Breton, Laurendeau, Langelier, Lamontagne, Lamartine, Leblanc, Leclerc (encore), le boulevard Brien et l’autoroute 40) est semblable aux autres quartiers défavorisés : situation financière précaire, déménagements fréquents, beaucoup de familles monoparentales…

mentions spéciales

Les quartiers longeant la voie ferrée, au centre de l’ancienne ville de Le Gardeur, offrent, sans être parmi les meilleures, des conditions favorables pour y élever une famille. Le quartier 31 est particulièrement intéressant, avec près du deux tiers de la population adulte en couple et seulement 1% des ménages étant dans le décile inférieur de revenu. On doit également mentionner le quartier 7, où une personne sur quatre a moins de quinze ans !

D’autres quartiers plus centraux, notamment dans les environs de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur (quartier 101), sont intéressants pour y élever des enfants. Je pense par exemple aux quartiers 102 et 103.

en conclusion…

Repentigny constitue une ville relativement homogène, où, sauf quelques exceptions, les quartiers plus favorisés pour élever une famille côtoient ceux qui le sont moins. Plusieurs des secteurs font état d’un enchevêtrement de ces quartiers, contrairement à d’autres villes où les secteurs favorisés et défavorisés sont beaucoup mieux délimités.

En faisant le bon choix de quartier, une famille désirant s’établir à Repentigny ou un couple souhaitant avoir des enfants mettront toutes les chances de leur côté pour assurer le meilleur développement possible à leur progéniture.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Sainte-Thérèse

Quand on pense à la ville de Sainte-Thérèse, sur la rive-nord de Montréal, on a immédiatement l’image du Bas-Sainte-Thérèse, plus pauvre, plus artistique, plus étudiant, et celui du Haut-Sainte-Thérèse, plus banlieusard. Il était donc évident, en compilant ces données, qu’on constaterait une différence entre les deux secteurs. Cela étant dit, la différence est beaucoup plus marquée que ce à quoi je m’attendais : c’est comme s’il y avait deux mondes entre le haut de la côte Saint-Louis et le bas de celle-ci (voir ci-bas ; cliquez sur l’image pour l’agrandir).

En fait, on pourrait peut-être diviser Sainte-Thérèse en quatre parties distinctes par rapport à l’implantation d’une famille avec enfants :

1. Le Haut. Secteur délimité par l’autoroute 15, Blainville au nord et à l’est, Côte-Saint-Louis et St-Charles. Quartier très favorable pour élever une famille.

2. L’Est. Secteur délimité par Curé-Labelle, la voie ferrée, Blainville et jusqu’à la rue Blainville elle-même environ. Quartier généralement favorable pour élever une famille.

3. Le Bas. Secteur délimité par l’autoroute 15, Côte-Saint-Louis, Curé-Labelle et la voie ferrée. Quartier généralement défavorable pour élever une famille.

4. Le Très Bas. Secteur délimité par l’autoroute 15, la voie ferrée, Curé-Labelle, la rue Blainville et l’autoroute 640. Quartier très défavorable pour élever une famille.

Voici les résultats, ci-bas, selon les facteurs, pour chaque secteur. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir et il est possible de consulter la méthodologie ici.

LES MEILLEURS QUARTIERS

Sans surprise, tous les quartiers ceinturant le boulevard des Mille-Îles ont un excellent résultat. Les quartiers numéro 37 et 45 ont des résultats un peu moins bons que la moyenne du secteur principalement à cause, pour le 37, de la faible proportion de jeunes enfants et de couples (on peut penser à de nombreuses résidences pour retraités, notamment le Jardin des Sources), tandis que le 45 a une proportion de francophones légèrement moins intéressantes que les quartiers voisins.

…ET LES PIRES

À l’inverse, les quartiers juxtaposant l’autoroute 640 et l’autoroute 15 en bas de la côte Saint-Louis, ont des résultats médiocres selon la plupart des facteurs, notamment une plus forte immigration (quartier 12), une très faible proportion d’enfants (quartier 23) ou un très faible revenu (quartier 20).

MENTION SPÉCIALE

Le quartier 7, situé dans le secteur du boulevard René A.-Robert, des rues Valiquette et Mainville, offre un bon compromis entre la vie plus banlieusarde du Haut Sainte-Thérèse et la proximité des services. Avec près de 17% de sa population ayant moins de 15 ans, une bonne cohésion sociale et un enracinement local assez important (quoi qu’on aimerait voir une plus forte rétention sur cinq ans), il s’agit d’une option intéressante pour y élever des enfants pour une famille n’ayant peut-être pas les moyens de vivre dans le Haut Sainte-Thérèse.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Saint-Jérôme

Il est souvent difficile, lorsqu’on fait le choix de s’installer dans une ville, de savoir quels sont les meilleurs et les pires quartiers pour s’implanter et élever une famille. La maison ou le logement sont beaux, l’agent immobilier est souriant, la rue a l’air tranquille, mais qu’en est-il des voisins et du quartier lui-même ? S’agit-il d’un simple dortoir ? La population est-elle active ou sur le chômage ? Y a-t-il beaucoup d’immigrants et de minorités visibles ? Est-ce que les voisins parlent français ? Peut-on se déplacer facilement à pied ou à vélo ?

J’ai compilé des données sur la ville de Saint-Jérôme, afin d’établir les meilleurs et les pires endroits où y élever une famille. Voici le résultat, sur la carte ci-bas, qu’il est possible de cliquer pour agrandir. Les secteurs en vert constituent les meilleurs endroits tandis que ceux en rouge sont les pires. Les données sont purement comparatives, c’est-à-dire qu’un secteur vert ne signifie pas qu’il s’agit d’un endroit nécessairement supérieur (ou rouge inférieur), mais simplement qu’il s’agit d’un endroit supérieur (ou inférieur) par rapport aux autres secteurs de la ville.

Pour compiler ces données, j’ai compilé des données selon quatre thèmes généraux et quinze sous-thèmes. La méthodologie complète est expliquée ici.

On constate, en observant la carte, que les quatre villes originales, devenues des secteurs de Saint-Jérôme depuis la fusion de 2002, ont grosso modo conservé leurs caractéristiques générales.

  1. Secteur Bellefeuille. À gauche de l’autoroute 15, il s’agit d’un secteur très favorable pour élever une famille.
  2. Secteur Saint-Antoine. En bas à droite de la carte, à l’est de la 117. Il s’agit d’un secteur généralement favorable pour élever une famille.
  3. Secteur Lafontaine. En haut à droite de la carte. Il s’agit d’un secteur plutôt varié, avec des quartiers plus favorables et d’autres plus défavorables pour élever une famille.
  4. Secteur Saint-Jérôme. Au centre de la carte, le long de la rivière. Sauf exceptions, il s’agit d’un secteur très défavorable pour élever une famille.

Voici les données détaillées :

les meilleurs quartiers

Comme constaté ci-haut, les meilleurs quartiers sont tous dans le secteur de Bellefeuille. Tous ces quartiers ont en commun une excellente structure familiale, une très forte cohésion sociale, et une excellente situation financière. Bien que l’enracinement local n’y soit pas aussi fort que dans certains autres quartiers, la force des trois autres facteurs fait décrocher la palme à ce secteur.

… et les pires

À l’inverse, les cinq pires quartiers où élever une famille sont tous situés vers le centre-ville de Saint-Jérôme. Pour ceux qui connaissent bien la ville, cela ne devrait pas être une surprise, car le centre de la ville est très pauvre. Les quartiers 34 et 45 sont particulièrement désavantagés, avec un taux de chômage respectivement de 22% et 27%. La proportion de familles monoparentales y est également dangereusement élevée.

mentions spéciales

Plusieurs quartiers de la ville de St-Jérôme offrent un beau compromis entre la qualité de vie offerte à Bellefeuille, par exemple, et la proximité des commerces du centre de St-Jérôme. Je pense notamment aux secteurs 48, 91 et 93. Ces endroits offrent à la fois un milieu de vie familial, francophone, de classe moyenne, homogène et local.

Saint-Jérôme constitue une ville assez pauvre, et il est crucial, pour une famille désirant s’y implanter, de bien choisir son quartier. J’espère que ces statistiques pourront aider les familles (ou familles éventuelles) à faire le bon choix. Si on s’installe aux bons endroits et avec de bons voisins, Saint-Jérôme peut être une ville où il est très agréable de vivre et d’élever ses enfants.