Les quartiers avec le plus d’enfants à Sainte-Thérèse

Quand on choisit de s’établir dans une ville pour fonder une famille, il y a une donnée qu’on néglige parfois : y a-t-il beaucoup ou peu d’enfants dans le quartier visé ? Même si un quartier peut sembler intéressant, s’il y a peu d’enfants, cela signifie probablement moins de services de garde, moins de camarades de jeu, moins d’amis pour ses propres enfants. Quels sont les quartiers de Sainte-Thérèse où il y a le plus d’enfants ? La réponse ici !

Il est possible de glisser le curseur de la souris sur la carte interactive ci-bas pour voir quels sont les secteurs de Sainte-Thérèse où il y a le plus d’enfants. Les numéros des secteurs sont basés sur les données déjà compilées dans un précédent article sur les meilleurs quartiers de la ville.



Si on fait exception du secteur 15, vers le sud-est de la ville, la plupart des secteurs les plus intéressants sont situés dans Sainte-Thérèse-en-Haut, avec une proportion de la population ayant moins de quinze ans atteignant entre 15 et 20% de la population totale. À l’inverse, les quartiers du centre-ville ont une population infantile beaucoup moins importante ; une seule personne sur vingt a moins de quinze ans dans le quartier 17, par exemple.

Avec une telle carte en main, on peut choisir un quartier qui correspond davantage à ses besoins… et à ceux de ses enfants !

Où vivent les pauvres dans la région de Montréal ?

Il n’est pas toujours facile, quand on considère s’établir dans une ville, de savoir s’il s’agit d’une municipalité où les citoyens sont aisés ou pauvres. Si la réponse est évidente dans plusieurs cas, ce n’est pas aussi facile pour d’autres. Quelles sont les villes de la région de Montréal où il y a le plus de pauvreté ? La réponse ici !

Voici, ci-bas, une carte qu’il est possible de cliquer pour agrandir et qui fait état des endroits où il y a le moins de ménages pauvres (en vert) et le plus de ménages en situation de pauvreté (en rouge). Les deux déciles inférieurs du revenu ont été considérés pour établir la pauvreté des habitants.



On remarque, en observant cette carte, que la région est, grosso modo, divisée en trois : la rive-sud est généralement favorisée, l’île de Montréal généralement défavorisée, tandis que Laval et la rive-nord ont des conditions plus variées.

La présence d’une forte proportion de la population vivant dans la pauvreté a des conséquences très négatives.

Shaw et al. (2007) font état d’un fort lien entre l’ampleur du problème de la drogue et les inégalités économiques.

Chetty et al. (2016) expliquent qu’un revenu plus élevé mène à une espérance de vie plus longue. La différence d’espérance de vie entre le 1% le plus riche et le 1% le plus pauvre est de 14,6 années.

Hegedus (2018) fait état d’un fort lien négatif entre le niveau de pauvreté et l’accomplissement scolaire : plus un enfant provient d’un milieu défavorisé, moins bonnes sont ses chances de réussite académique.

Concrètement, une ville avec davantage de pauvreté est une ville où il y a davantage de drogue, où les gens vivent moins longtemps et où les enfants réussissent moins bien à l’école. S’agit-il d’un endroit intéressant pour élever une famille ? On peut en douter.

Voici les résultats, pour chaque ville (il est possible de cliquer sur les sous-titres pour classer les données) :

La proportion des ménages vivant dans la pauvreté, selon la ville, dans la région de montréal

Villes1er décile2e décileTotal
Baie-D'Urfé5%4%9%
Beaconsfield4%4%8%
Beauharnois9%12%21%
Beloeil4%7%11%
Blainville4%6%9%
Bois-des-Filion6%9%15%
Boisbriand5%9%14%
Boucherville3%4%6%
Brossard7%10%17%
Candiac3%4%7%
Carignan2%5%7%
Chambly4%6%10%
Charlemagne8%12%21%
Châteauguay8%9%17%
Côte-Saint-Luc11%13%24%
Coteau-du-Lac4%6%10%
Delson4%7%10%
Deux-Montagnes6%8%14%
Dollard-Des Ormeaux6%9%15%
Dorval8%8%16%
Gore10%11%22%
Hampstead8%6%14%
Hudson6%8%14%
Kirkland4%4%8%
L'Assomption5%9%14%
L'Épiphanie (ville)10%13%23%
L'Épiphanie (paroisse)8%11%19%
L'Île-Perrot7%10%17%
La Prairie5%7%12%
Laval7%10%17%
Lavaltrie6%11%17%
Léry5%7%12%
Les Cèdres4%7%11%
Les Coteaux5%8%13%
Longueuil10%11%21%
Lorraine3%4%7%
Mascouche4%7%11%
McMasterville4%7%11%
Mercier3%6%10%
Mirabel5%8%13%
Mont-Royal8%7%15%
Mont-Saint-Hilaire4%6%9%
Montréal16%14%30%
Montréal-Est15%13%29%
Montréal-Ouest6%6%11%
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot3%5%8%
Oka7%9%16%
Otterburn Park3%6%8%
Pincourt4%7%10%
Pointe-Calumet8%12%20%
Pointe-Claire5%7%12%
Pointe-des-Cascades7%8%15%
Repentigny4%7%11%
Richelieu6%10%16%
Rosemère3%6%9%
Saint-Amable5%8%13%
Saint-Basile-le-Grand3%5%7%
Saint-Bruno-de-Montarville3%4%7%
Saint-Colomban5%7%12%
Saint-Constant3%6%9%
Saint-Eustache6%9%15%
Saint-Isidore4%9%13%
Saint-Jérôme11%14%25%
Saint-Joseph-du-Lac4%7%11%
Saint-Lambert6%7%12%
Saint-Lazare3%5%8%
Saint-Mathias-sur-Richelieu5%9%14%
Saint-Mathieu4%8%12%
Saint-Mathieu-de-Beloeil3%4%7%
Saint-Philippe3%7%10%
Saint-Placide10%11%21%
Saint-Sulpice, Paroisse5%8%13%
Saint-Zotique4%8%12%
Sainte-Anne-de-Bellevue11%9%20%
Sainte-Anne-des-Plaines5%10%15%
Sainte-Catherine4%7%11%
Sainte-Julie2%4%6%
Sainte-Marthe-sur-le-Lac3%7%10%
Sainte-Thérèse10%12%22%
Senneville7%5%13%
Terrasse-Vaudreuil5%7%12%
Terrebonne5%8%12%
Varennes3%5%8%
Vaudreuil-Dorion4%7%12%
Vaudreuil-sur-le-Lac3%3%6%
Verchères4%8%12%
Westmount11%6%18%

Source : Décile inférieur et deuxième décile du revenu, Recensement de Statistique Canada (2016) N.B. Les données pour L’Île-Cadieux n’étaient pas disponibles.



On constante que les trois meilleures villes, c’est-à-dire celles où il y a le moins de pauvreté, sont :

  • Boucherville ;
  • Sainte-Julie ;
  • Vaudreuil-sur-le-Lac.

À l’inverse, les trois pires villes sont :

  • Montréal ;
  • Montréal-Est ;
  • Saint-Jérôme.

Personne n’est condamné par la présence de poches de pauvreté dans son quartier ou dans sa ville. Cependant, si on désire assurer à sa famille le meilleur milieu de vie possible, il peut être intéressant de consulter ce tableau et de choisir en conséquence.

Où vivent les familles monoparentales à Repentigny ?

La ville de Repentigny se situe dans la moyenne des meilleures villes de la région de Montréal pour élever des enfants et parmi les meilleures quant à la faible criminalité. Plusieurs de ses quartiers offrent des conditions très avantageuses pour fonder une famille. Qu’en est-il des familles monoparentales ? Quels sont les quartiers à privilégier si on veut offrir les meilleures chances à ses enfants d’éviter d’avoir trop de camarades issus de telles familles ? La réponse ici.

Voici, ci-bas, une carte qu’il est possible de cliquer pour agrandir et qui fait état des endroits où il y a le plus de familles monoparentales (en rouge) et ceux où il y en a le moins (en vert).



On remarque, en observant cette carte, que les pires secteurs sont principalement localisés dans trois zones : dans l’ouest du secteur Le Gardeur, au nord de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur, et, surtout, dans le quadrilatère formé des boulevards Industriel, Iberville, Brien et de l’autoroute 40.

Les meilleurs secteurs, à l’inverse, sont presque tous situés le long de la rivière L’Assomption du côté du secteur Repentigny.

Quand vient le temps de choisir un quartier où élever une famille, il y a plusieurs facteurs à considérer, et celui de la proportion de familles monoparentales n’est pas à négliger. Les études sont unanimes quant au fait que la monoparentalité constitue un facteur de risque pour un enfant.

Ziol-Guest, Duncan et Kalil (2015) font état d’une plus faible scolarité pour les enfants ayant grandi dans un contexte de famille monoparentale. S’appuyant sur des travaux ayant déjà démontré le même phénomène, ils font état d’une aggravation du phénomène depuis qu’ont été publiées les premières recherches sur le sujet.

Usakli (2013) démontre que les enfants étant élevés dans un contexte de monoparentalité sont plus agressifs, plus soumis et moins assertifs que les enfants étant élevés par leurs deux parents.

Sauvola et al. (2000) font état de l’augmentation du risque de suicide pour les jeunes adultes de sexe masculin ayant été élevés dans un contexte monoparental.

Weitoft et al. (2003) arrivent sensiblement à la même conclusion : le fait de grandir avec un seul parent comporte des risques importants pour la santé de l’enfant. Même en ajustant les données en fonction notamment des conditions socioéconomiques, les auteurs font état d’une augmentation marquée des risques de problèmes psychiatriques, de tentatives de suicide, de problèmes reliés à l’alcool et aux drogues pour les enfants ayant été élevés par un seul parent.

Il ne s’agit là que d’un bref aperçu des nombreuses études faisant état des conséquences négatives de la monoparentalité sur les enfants qui la subissent.

Il y a bien sûr des exceptions, mais ce n’est pas parce qu’une jolie fleur peut occasionnellement pousser dans une fissure du béton qu’un jardinier expérimenté utiliserait le béton pour autant dans ses plate-bandes. Un secteur avec une forte proportion d’enfants issus de familles monoparentales offre des conditions moins avantageuses et augmente les risques de comportements non-souhaités.

Voici les résultats détaillés, pour chaque secteur. À titre de référence, la proportion de couples mariés a été ajoutée. Il est possible de cliquer sur les sous-titre pour classer les données.

SecteursCouples mariésFamilles monoparentales
157%17%
253%11%
332%26%
435%26%
545%14%
642%25%
742%15%
855%9%
950%21%
1043%24%
1147%17%
1248%14%
1353%11%
1440%40%
1526%38%
1638%23%
1753%15%
1846%14%
1951%11%
2040%26%
2167%11%
2246%19%
2356%11%
2452%19%
2538%24%
2653%18%
2748%21%
2854%18%
2956%16%
3048%18%
3155%14%
3258%19%
3350%16%
3459%18%
3547%19%
3656%7%
3761%10%
3858%12%
3955%5%
4061%11%
4160%7%
4250%15%
4365%8%
4457%10%
4558%11%
4656%7%
4757%7%
4854%9%
4947%15%
5066%10%
5158%12%
5255%11%
5358%6%
5467%8%
5558%13%
5657%17%
5760%7%
5859%13%
5956%13%
6035%35%
6167%8%
6252%17%
6357%10%
6452%13%
6552%16%
6652%17%
6742%21%
6846%18%
6939%30%
7059%19%
7152%12%
7246%19%
7348%21%
7472%6%
7539%26%
7650%13%
7754%11%
7862%14%
7971%8%
8058%13%
8146%18%
8250%19%
8340%30%
8450%13%
8555%14%
8663%7%
8745%31%
8833%30%
8937%33%
9030%40%
9122%48%
9241%36%
9333%33%
9440%25%
9552%13%
9650%14%
9750%18%
9858%15%
9953%21%
10065%10%
10170%9%
10257%17%
10357%13%
10455%13%
10551%16%
10661%12%
10757%11%
10857%11%
10941%22%
11036%24%
11144%32%
11238%38%
11329%33%
11444%20%
11542%24%
11656%11%
11752%20%
11855%14%
11957%13%
12057%14%
12154%13%
12248%17%
12351%15%
12454%8%
12554%20%
12658%12%
12748%16%
12841%21%
12954%19%
13049%16%
13153%13%
13242%16%
13337%26%
13452%14%
13558%16%
13650%22%
13755%13%

Comme on le constate, les trois meilleurs secteurs sont le 39, 53 et 74, qui offrent respectivement un taux de monoparentalité de seulement 5% et 6%. À l’inverse, les secteurs 91, 14 et 90 ont des données catastrophiques, alors que jusqu’à 48% des familles sont en condition de monoparentalité.

Il n’est pas toujours évident, quand on visite une propriété qu’on considère acheter, de se faire une idée précise de la composition démographique du quartier. En utilisant ces statistiques et toutes les autres disponibles sur tonquartier.ca, il devient possible de faire un choix plus avantageux et d’offrir un quartier de choix à ses enfants.

Et un tel quartier, lorsqu’on veut mettre toutes les chances de son côté, a nécessairement une proportion de familles monoparentales plus faibles.

Où vivent les immigrants à Saint-Jérôme ?

La ville de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, ne fait pas partie des meilleures villes de la région pour fonder une famille et elle possède une criminalité assez élevée en comparaison d’autres villes. Malgré tout, elle possède d’excellents quartiers pour élever des enfants. Quand vient le temps de choisir un quartier où vivre, il peut également être intéressant d’en connaître davantage sur la composition démographique du quartier. Par exemple, y a-t-il beaucoup d’immigrants ?

Voici, ci-bas, une carte qu’il est possible de cliquer pour agrandir et qui fait état des endroits où il y a le plus d’immigrants (en rouge) et ceux où il y en a le moins (en vert). Les immigrants de première génération (les personnes nées à l’extérieur du pays) et de deuxième génération (les personnes dont au moins un des deux parents n’est pas né au pays) ont été considérés pour ce calcul.



On remarque, en observant cette carte, que les secteurs où il y a davantage d’immigrants et ceux où il y en a moins se côtoient et se chevauchent régulièrement, ce qui témoigne d’une répartition relativement équitable de l’immigration. Les secteurs où il y a le moins d’immigrants sont principalement situés dans les zones plus rurales du quartier Bellefeuille, dans Saint-Antoine, le long de la rivière dans le centre de la ville et vers Lafontaine.

Plusieurs études scientifiques font état des effets de l’immigration au sein d’un quartier :

  • Crowder, Hall et Tolnay (2011) démontrent que l’importance relative de la population immigrante dans un quartier est positivement reliée à la probabilité de déménager dans un autre quartier et, à l’inverse, qu’une large population immigrante dans les quartiers voisins réduit la probabilité de déménager.
  • Rokeach et al. (1960)1 démontrent qu’il y a une tendance naturelle des gens à s’associer, à socialiser et à être plus confortables avec d’autres personnes partageant des systèmes de croyances similaires. Plus grande et la similarité perçue des autres, le plus on leur fait confiance.
  • Saiz et Wachter (2006) expliquent que la valeur des logements dans les quartiers à forte proportion immigrante augmente comparativement moins rapidement que dans les autres quartiers. La population native est prête à payer une prime pour habiter dans un quartier où il y a moins d’immigrants.
  • Hall et Crowder (2013) arrivent à la même conclusion : une plus grande proportion immigrante dans un quartier encourage une fuite de ce quartier par la population locale. Un quartier où une personne sur cinq est immigrante augmente de plus du double la probabilité d’un exil de la part de la population native. En outre, la population native déménage systématiquement dans des quartiers où il y a moins d’immigrants que le quartier qu’elle a quitté.
  • Alesina et La Ferrara (2002) font également état du fait que la confiance entre les citoyens d’un quartier augmente également en fonction du temps passé par chaque citoyen au sein de celui-ci ; les quartiers où il y a plus de déménagements ont un taux de confiance sociale plus bas.

Concrètement, un quartier avec une plus forte immigration a une confiance plus faible entre ses citoyens, des déménagements plus fréquents et une augmentation moins rapide de la valeur des propriétés. Il s’agit là d’une information intéressante à connaître pour tout acheteur potentiel d’une propriété à Saint-Jérôme.

On peut lire d’autres données et d’autres études dans la méthodologie.

Voici les résultats, pour chaque quartier :

Les quartiers de Saint-Jérôme selon la proportion d’immigrants

Secteurs1ère génération2e générationTotal
13%3%6%
22%3%6%
34%6%10%
42%3%5%
50%2%2%
62%3%6%
73%3%6%
84%6%11%
97%4%11%
103%5%7%
114%5%9%
125%2%7%
135%2%7%
143%6%9%
151%3%4%
161%3%4%
172%2%4%
188%7%15%
194%5%9%
200%0%0%
210%4%4%
225%5%10%
234%2%6%
246%5%11%
253%3%6%
263%3%5%
275%5%10%
288%4%12%
295%3%8%
308%2%10%
3110%4%14%
325%5%10%
336%3%9%
3417%8%24%
355%8%13%
365%4%9%
370%3%3%
388%4%12%
390%2%2%
403%3%5%
414%4%8%
427%0%7%
432%2%3%
448%3%10%
4511%0%11%
462%2%5%
4716%8%23%
485%3%8%
492%2%5%
5012%2%14%
519%3%12%
5210%8%18%
536%6%12%
545%2%7%
551%2%3%
563%2%5%
572%4%7%
585%3%8%
596%3%9%
600%2%2%
613%5%7%
627%5%11%
634%2%5%
644%3%7%
6511%6%17%
666%6%12%
676%2%8%
683%3%5%
692%0%2%
700%2%2%
713%6%9%
722%3%4%
730%3%3%
744%8%11%
758%4%12%
764%4%8%
772%1%3%
787%5%12%
794%2%6%
809%6%15%
812%4%6%
824%5%9%
833%4%7%
843%4%7%
855%7%11%
864%4%9%
870%4%4%
886%6%12%
898%7%15%
907%6%14%
916%6%12%
927%2%8%
932%3%5%
942%2%4%
956%2%8%
963%3%6%
976%6%12%
986%4%11%
992%2%4%
1004%7%11%

Source : Recensement de Statistique Canada (2016) et calculs de l’auteur.



On constate que les secteurs 34 et 47, dans l’est du centre de la ville, sont les endroits où il y a le plus d’immigrants. En effet, un peu moins d’un habitant sur quatre y est d’origine immigrante, de première ou de deuxième génération. À l’inverse, il y a plusieurs secteurs plus favorisés, par exemple le 20, dans Lafontaine, mais aussi les secteurs 5, 39, 60, 69 et 70.

Saint-Jérôme constitue une ville ayant, pour le moment, une immigration encore relativement basse, en comparaison avec d’autres villes du sud du Québec. En choisissant le bon quartier où s’installer, on peut bien y vivre dans un environnement où les gens se font confiance entre eux.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Laval

La ville de Laval constitue la troisième ville la plus populeuse au Québec, avec plus de 437 000 habitants. Arrivant au quatorzième rang des pires villes de la région métropolitaine de Montréal pour y élever des enfants, elle est si vaste et ses secteurs y sont si variés qu’on y trouve de très bons et de très mauvais quartiers pour élever une famille. Que ce soit pour planifier l’achat d’une propriété ou simplement pour en savoir plus à propos des gens vivant près de chez soi, cet article permet de mieux connaître la ville et de savoir quels sont les quartiers les plus intéressants pour fonder une famille… et ceux à éviter !

La carte ci-dessous (qu’il est possible de cliquer pour agrandir) est compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016). Elle fait état des meilleurs et des pires quartiers de Laval pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les secteurs en vert sont jugés meilleurs que ceux en rouge, mais seulement à l’intérieur des limites de la ville de Laval. Ainsi, un secteur en vert à Laval pourrait être en jaune dans une ville comme Boucherville, par exemple.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.



Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de considérer la moyenne des secteurs adjacents au secteur choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats. Ainsi, un secteur rouge entouré de secteurs verts serait possiblement plus intéressant, tandis qu’un secteur vert au centre de nombreux secteurs rouges serait peut-être à reconsidérer.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion de la population ne faisant pas partie d’une minorité visible et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

La première chose qu’on remarque en observant la carte, c’est à quel point les zones rouges et vertes sont bien délimitées. Contrairement à une ville comme Repentigny, par exemple, où les zones vertes et rouges se côtoient et se croisent, les secteurs sont relativement bien délimités à Laval : vert à l’ouest, au nord et au nord-est ; rouge au sud et au sud-est, jaune ailleurs.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque secteur de Laval. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.



LES TROIS MEILLEURS SECTEURS

Les trois meilleurs secteurs sont tous situés dans Sainte-Rose (voir tableau plus bas).

  1. Le secteur 587 (situé dans Sainte-Rose, près du boulevard Sainte-Rose E. et de la voie ferrée) constitue le paradis des enfants : près de 35% de la population a moins de quinze ans ! De plus, le taux de monoparentalité est très bas (seulement 8%) et la situation financière du quartier est excellente, alors que 0% des ménages dépensent plus de 30% des revenus. Il s’agit également d’un quartier très stable, car 85% des ménages n’ont pas déménagé depuis plus de cinq ans. Même si on aurait aimé constater une plus haute proportion de la population ayant notre langue comme langue d’usage, les autres données sont si bonnes que ce secteur se classe au premier rang des quartiers de Laval !
  2. Le secteur 629 (situé en plein centre de Sainte-Rose) se situe au deuxième rang des meilleurs secteurs de Laval, avec 23% de sa population ayant moins de quinze ans, de même que d’excellentes statistiques quant à la cohésion sociale et à la situation financière (aucun logement nécessitant des réparations majeures). Notons que près d’un travailleur sur quatre fait son trajet domicile-travail en moins de quinze minutes.
  3. Le secteur 632 (situé dans le même secteur que le secteur 629) se situe au troisième rang des meilleurs secteurs de Laval. Avec seulement 5% de familles monoparentales, il offre des conditions optimales pour le développement des enfants. De plus, le taux de chômage, au moment du recensement, était de seulement 2%. Un quart des travailleurs vont travailler à en transport en commun, à pied ou à vélo. Un quartier intéressant !

Voici ci-bas un tableau faisant état des vingt meilleurs secteurs de Laval où élever une famille. Il est intéressant de noter que le quartier Sainte-Rose est l’hôte de onze des vingt meilleurs secteurs à Laval !

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.



LES TROIS PIRES SECTEURS

Il n’est pas besoin de chercher bien loin sur la carte pour trouver les pires secteurs de Laval : ils sont presque tous dans Chomedey !

  1. Le secteur 341 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Chomedey) constitue le pire secteur de la ville de Laval. Avec 27% des familles qui sont monoparentales, seulement 45% de la population née au pays — le lecteur qui se questionne quant à la pertinence des données sur l’immigration ou par rapport au statut de minorité visible peut lire les études scientifiques disponibles dans la méthodologie et qui établissent clairement de quelle façon une trop grande hétérogénéité diminue la confiance qu’ont les citoyens entre eux au sein d’un quartier — 38% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger et seulement 40% parmi ceux-ci n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, ce secteur constitue le pire quartier de la ville de Laval pour élever des enfants.
  2. Le secteur 401 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Curé-Labelle) constitue le deuxième pire secteur de la ville de Laval. Seulement 30% de la population a le français comme langue d’usage et un hallucinant 42% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger. En outre, seulement 43% parmi ceux-ci n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le secteur 342 (au coin de Chomedey et du boulevard Curé-Labelle) constitue le troisième pire secteur de Laval. La situation financière de ce secteur est tout à fait déplorable, alors que 27% des ménages se situent dans le décile inférieur des revenus tandis que le taux de chômage y était de 24% au moment du recensement. Il est également à noter que près de 36% des adultes ont le diplôme d’études secondaires comme plus haut diplôme obtenu, ce qui démontre une très faible scolarité.

Comme le montre le tableau ci-bas, dix-huit des vingt pires secteurs de Laval sont situés dans Chomedey. Si Chomedey ne faisait pas partie de Laval, cela changerait véritablement l’image de cette ville.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

EN CONCLUSION

Si on fait exception du quartier Chomedey (et de quelques autres endroits plus défavorisés, comme Pont-Viau ou certaines parties de Laval-des-Rapides), la ville de Laval offre dans son ensemble des conditions très intéressantes pour élever des enfants. Il est à noter que les secteurs plus ruraux du quartier Saint-François constituent tous des endroits intéressants, tout comme la plupart des quartiers situés au nord de l’autoroute 440. À l’aide de ces données et en s’assurant de choisir le bon quartier, une famille désireuse d’élever des enfants mettra toutes les chances de son côté en s’établissant dans les meilleurs secteurs de Laval !